GRASSET Bernard (1)

Bernard Grasset

 

Bernard Grasset est né en 1958. Il a vécu jusqu’à l’âge adulte aux confins de l’Anjou, de la Bretagne et du Poitou et a suivi des études de philosophie à Paris. Il vit et travaille aujourd’hui à La Roche sur Yon. Il est publié régulièrement en revues depuis une vingtaine d’années (Arpa, Froissart, Poésie sur Seine,Les heures, Le Journal des poètes, Résurrection, Littérales…).Il est l’auteur de dix recueils de poésie dont Récits 3 (1995-1997), Grand Prix Ville de La Baule 2004, paru en 2005 aux Editions Fondamente / Multiples. Bernard Grasset est également l’auteur d’un essai sur Pascal (Paris, Kimé, 2003).

 

Ces poèmes, extraits de différents ensembles, sont inédits.(Oct 2005)

 

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 Il y avait du jaune et du blanc

Des hommes qui marchaient en silence

Près des chênes et des marronniers

Dans la tiédeur des fougères

 

S’arrêter aux carrefours de granit

Sous la bruine, les souvenirs se perdent

Devant avril, la campagne morcelée

Le regard frissonne d’un coup d’ailes

 

Et les vagues accentuent la nuit

Au portemanteau des cabans sont posés

Quand dans les agrès se découpent les îles

Les hommes retrouvent souffle et ferveur.

 

(extrait de Voyage 1)

 

 

 

Matin d’aventure,

Au-delà des vignes,

Des refrains d’ardoises,

Jaillit le ciel bleu cristallin.

 

La Loire, long fleuve gris,

Traverse le pays d’enfance,

Rives de peupliers,

Ode de pierres blanches.

 

Des hommes tissent le chemin,

Iles vertes du printemps,

Dans la pénombre pure

Un signe d’éternité.

 

(extrait de Voyage 2)

 

 

 

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Le jardin de mer

Sur la colline

Comme un rêve

Délivre les couleurs.

Pins et oliviers,

Les barques scintillent

D’un chant nouveau,

Pur tressaillement.

Qui, de la maison

Franchit le seuil,

Trouve un livre secret

Et la mappemonde.

(Derain)

 

(extrait de Contrepoints )

 

 

Vitrail bleu,

Sang d’éternité,

Croire, simplement,

Dans l’abri familier,

Rien ne t’appelle

Que le Poème de feu.

Vaste quiétude,

Entre les rochers

Sourd la joie,

Chêne d’enfance,

Le cœur s’incline

Au seuil de plénitude.

(Bruckner)

 

(extrait de Contrepoints)

 

 

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