LÉVESQUE Isabelle

incertain regard – N°14 – Mai 2017

Carte blanche à Hervé Martin

Isabelle Lévesque

Pour Thierry Metz (1956-1997)

Cache des mains

De fer ou d’acier,
bords acérés,
le sable, la glaise,
le chantier des mains,
la pioche
est-elle plume, un secours ?

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Du soir, les mots obscurs tissent au ciel
une traîne pâle.

La lumière se débat.

 

La cache des mains pour les barreaux,
espoir.

 

Le manœuvre ouvre les mots
pour arrêter, sombre,
la silhouette de l’arbre
avançant la nuit.

 

Même les branches        rêves meurtris
ne touchent plus le ciel.

 

Un livre tend ses feuilles,
il se peuple de noir :
si le blanc résiste
et dilue l’encre,
le sang versé sera-t-il
plus qu’une esquisse ?

 

Comme les branches, l’homme se penche,

 

brisé.

incertain regard – N° 11 – Novembre 2015

Carte blanche à Cécile Guivarch

Isabelle Lévesque

À Claude Lévesque

Après midi, après minuit, la lisière.

Peut-être, sur la tranche, une particule encore

mi-loin, mi-près.

**

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J’attends qu’il fut.

Peu importe s’il tombe, il vit, il résonne,

Il falaise.

**

La craie le couvre, heure grave, il s’étonne.

Le marche pied du 9 garde son pas, il suspend la garde,

je n’ai pour me souvenir que ce degré blanc.

**

(où es-tu risque nulle part, respires-tu l’ombre de la frontière,

de la vie à la vie, trébuches-tu

j’agrippe le calcaire, aux Andelys – point d’escale,

la mort a cru, la mort avale).

**

De là contemple,

le méandre, tu es la boucle,

château bascule, jeu d’enfant (6 ans),

j’espère toujours le cœur reste sur la crête blanche, linceul,

je sais ici l’ombre, chaque souffle même.

le 9 septembre 2015

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