LEWIS Ronda

incertain regard – N°14 – Mai 2017

L’odeur

L’odeur moisie des feuilles sous mes pieds,
La vague végétale adoucit la frappe de mes pas
Atténuant un chuchotement déjà imprécis,
L’air même tourbillonne d’une agitation tranquille.

Le bruissement se répand depuis la terre
Et se faufile parmi les rayons tamisés
Mes facultés rebondissent contre
Chaque arbre, une corde de guitare grattée par le soleil.

Les yeux fermés je respire
La brise fraiche du matin qui m’effleure
Les joues. Je me retourne vers le bosquet
Baignant dans la promesse du soleil discret, émue.